Pour un numérique local

Avec la crise, la numérisation des TPE s’est accélérée. dans un sens, c’est une bonne chose, évidemment, étant donné le retard qu’il y a dans notre pays. Mais à y regarder de plus près, le constat est plus mitigé.

Le constat est là

Le numérique, à cause de la crise, a forcé les TPE et petits commerces à se lancer dans leur transformation numérique. Etant donné le retard, c’est une bonne chose. Matériel, logiciel, ils ont du s’équiper pour s’adapter. mettre en place un site internet, un système de clic et collecte, ils ont intégré le numérique dans leur fonctionnement, enfin, pourrait-on dire. C’est plutôt un effet « positif » de cette terrible crise. Le numérique se développe.

Mais…

Oui, le numérique accélère sa croissance et nos petits commerces notamment en profitent. Les dernières études le montrent bien. Mais, quel numérique en profite vraiment ? Si on regarde les chiffres, ce n’est pas nos entreprises locales qui en profitent, du tout. Ce sont les GAFAM qui continuent d’accaparer les profits dans ce domaine, encore et toujours. Cette croissance du numérique ne nous profite donc pas du tout. Et c’est de la faute à nos dirigeants principalement. La BPI livre nos petits commerces à Amazon, Pôle Emploi forme au numérique avec Google, comme les CCI qui privilégient toujours les outils des GAFAM pour numériser nos TPE et petits commerces.

D’autres choix sont possibles

Ces choix sont catastrophiques pour nos acteurs locaux du numérique évidemment. Comment lutter face aux GAFAM dans ces conditions ?Nous avons pourtant des acteurs locaux performants qui sont présents pour accompagner nos TPE et nos petits commerces dans leur transformation numérique. Cela profiterait à toute notre économie et à nos emplois.

Pourquoi ne pas faire appel à eux ? C’est impensable, on se tire une balle dans le pied avec ces décisions qui vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Nos acteurs éthiques sont pourtant présent, tel Open-DSI, SmartRezo, Watcha, Teachreo, Mailo, Ikoula et d’autres encore.

Sans compter que le domaine de l’open source, en France, est vraiment présent et performant, en forte croissance même, comme le prouve les dernières études. Pourquoi ne pas faire appel à ce secteur très dynamique qui pourrait aider notre économie ? C’est d’ailleurs ce que demande certains acteurs, suite notamment au rapport Bothorel. Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

En conclusion

Comme on peut le voir, la situation est plus que mitigée. Le numérique se développe et nos TPE rattrapent un peu leur retard, mais cela se fait au détriment total de notre économie et de nos acteurs locaux, ce qui est un non-sens total. Il faut se mobiliser.


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