Formations au numérique, n’oublions pas l’open source

La fracture numérique est très présente dans notre pays et l’illectronisme est un vrai souci. Contrairement aux idées reçues, les jeunes aussi, ces « digital natives », ont besoin d’être formé aux usages du numérique. Ils manquent aussi de compétences dans ce domaine. Le numérique est partout, de plus en plus, mais un grand nombre de nos concitoyens, plusieurs millions, ne sont pas à l’aise avec un ordinateur (pour ceux qui en possèdent un, ou une connexion internet). Il y a donc un gros travail à faire d’accompagnement, d’aide, de pédagogie et d’éducation.

Dans nos entreprises, mais surtout les TPE et PME c’est vrai, il y a un vrai besoin d’accompagnement également. Même si la crise les a forcés à se lancer dans leur transformation numérique, il y a des choses à faire et elles ont besoin d’être accompagnées.

Le constat est donc là, bien posé. Il faut éduquer, former, accompagner, c’est vital pour notre société. Il faut donc aussi des professionnels de la formation, et des offres de formation adaptées à ces différents publics. On a vu ces dernières années un grand nombre d’écoles informatique se monter, pour faire de l’inclusion numérique notamment. C’est une bonne chose évidemment.

Mais une question se pose, tout de même : les outils utilisés pour former. Et là, bien trop souvent, on trouve très majoritairement les outils des GAFAM, qui continuent d’asseoir leur domination sur nos sociétés, dans tous les domaines, et avec parfois l’aide de l’état. Pourtant, il existe d’autres outils que les leurs, d’autres solutions plus éthiques, plus respectueuses de nos données et avec des acteurs locaux qui, eux, participent à notre économie et nos emplois. Et ces outils sont tout aussi performants. Alors, doit-on continuer parce que « on a toujours fait comme ça » où peut-on, enfin, essayer de s’émanciper de leur main-mise ?

C’est là que l’open source entre en jeu. Un secteur qui est en forte croissance depuis plusieurs années. La France est le leader européen dans ce domaine, et génère plusieurs milliards de chiffre d’affaire et de nombreux emplois. C’est même un atout pour la relance comme le relate cet article d’un journal économique. De nombreux emplois sont à pourvoir dans le domaine de l’open source et de Linux, et les recruteurs peinent à trouver les bons profils faute de candidats. On voit bien avec ces différentes études que l’open source est un atout réel pour notre pays (et pas une petite lubie de quelques geeks) et que ce domaine pourrait aider notre pays dans sa relance en favorisant son économie. Malheureusement, ce secteur ne peut rivaliser avec le lobby des GAFAM et leurs milliards. Les formations en open source peinent à se développer. La plus part des organismes de formation, nos administrations, tout comme les projets « inclusion » numérique sont plus ou moins main dans la main avec les GAFAM. C’est, à mon avis, un non sens économique et une faute importante. Une commission logiciel libre va être mise en place en France, c’est un signe encourageant qui va dans le bon sens. Espérons que cela soit suivi d’actes et d’actions concrètes ensuite.

Ce n’est pas parce que les GAFAM sont partout depuis des années que nous devons continuer comme cela. Une autre voie est possible, plus vertueuse, plus éthique et meilleure pour notre économie. C’est ce qu’essaye d’encourager, d’initier Numericatous. La France a un vrai potentiel qu’il faut absolument encourager, développer, mobiliser. Il en va de l’avenir de notre économie numérique (et de la protection de nos données ainsi que de notre souveraineté numérique, dont on parle beaucoup).

Les temps changent, il est temps de se mobiliser.


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